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Starship décolle pour son premier vol orbital : suivez aujourd’hui le lancement historique de la mégafusée de SpaceX

28 septembre 2026 Par Jimmy Falro 14 min de lecture
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Le 14e vol d’essai de Starship doit marquer une étape décisive pour SpaceX. Pour la première fois, l’entreprise vise un véritable vol orbital et prévoit d’emporter 26 satellites Starlink V3 opérationnels à bord de sa mégafusée.

À retenir : le décollage est programmé au plus tôt le lundi 28 septembre 2026, depuis Starbase, au Texas. La fenêtre s’ouvre à 14 h 15, heure de Paris, et le vol pourrait durer près de dix heures. La date reste soumise aux conditions techniques et à l’autorisation des autorités.

Starship : horaire et diffusion en direct du lancement historique

Le vol IFT-14 doit décoller depuis Starbase, le complexe de SpaceX situé à Boca Chica, au Texas. La fenêtre de lancement annoncée dure 75 minutes et s’ouvre à 7 h 15, heure locale, soit 14 h 15 à Paris. Il s’agit d’une date au plus tôt : un report reste possible si les conditions météo, les vérifications techniques ou les autorisations ne sont pas réunies.

SpaceX prévoit de diffuser la mission en direct sur son compte X et sur la page dédiée de son site. La retransmission devrait commencer environ une demi-heure avant le départ, afin de montrer les dernières étapes du compte à rebours, les vérifications de la fusée et la mise en route des systèmes. Pour un spectateur en France, le direct pourrait donc débuter autour de 13 h 45.

Si le décollage a lieu dès l’ouverture de la fenêtre, le vaisseau pourrait amerrir dans le Pacifique vers minuit, dans la nuit du 28 au 29 septembre. Cet horaire reste une estimation : la durée exacte dépendra du déroulement de la mission, notamment de la séparation des étages et des manœuvres prévues en orbite.

Le lancement se déroule en plusieurs moments à observer, au-delà de l’allumage spectaculaire des moteurs. La montée du booster Super Heavy, sa séparation du vaisseau, puis la poursuite du vol par l’étage supérieur seront déterminantes. Claire, une spectatrice fictive qui suit les essais depuis son salon, pourrait ainsi utiliser le direct pour repérer une étape essentielle : la séparation, qui confirme que les deux véhicules ont commencé leurs trajectoires distinctes.

  • Date visée : lundi 28 septembre 2026, au plus tôt.
  • Ouverture de la fenêtre : 14 h 15, heure de Paris, pour une durée de 75 minutes.
  • Lieu : Starbase, près de Boca Chica, au Texas.
  • Diffusion : sur les canaux officiels de SpaceX, environ 30 à 35 minutes avant le départ.
  • Fin estimée : un amerrissage dans le Pacifique autour de minuit, si la mission suit le calendrier prévu.

Les horaires annoncés donnent un repère utile, mais ne constituent pas une garantie de décollage. Lors d’un essai de cette ampleur, un compte à rebours peut être interrompu à la dernière minute pour résoudre un problème de capteur, de pression ou de météo. Suivre la retransmission permet précisément de comprendre comment ces contrôles influencent la décision de partir.

Étape Repère annoncé Ce qu’elle permet d’observer
Début du direct Vers 13 h 45, heure de Paris Les préparatifs et le compte à rebours
Ouverture de la fenêtre 14 h 15 Le départ peut être tenté pendant 75 minutes
Séparation des étages Après le décollage Le booster et le vaisseau poursuivent des trajectoires distinctes
Amerrissage prévu Autour de minuit La fin de la mission dans le Pacifique, sous réserve du déroulement du vol

La retransmission transforme donc un horaire de lancement en séquence technique lisible : le public peut suivre non seulement le décollage, mais aussi les décisions qui rendent possible la suite du vol.

Un premier vol orbital pour la mégafusée de SpaceX

La nouveauté centrale d’IFT-14 tient à son objectif : placer Starship en orbite terrestre, plutôt que de lui faire suivre une trajectoire suborbitale. Lors des essais précédents, le vaisseau effectuait un grand arc au-dessus de la planète avant de redescendre sans accomplir une révolution complète. Cette méthode permettait de tester des systèmes en vol, tout en limitant la durée passée dans l’espace.

Atteindre l’orbite impose une exigence différente. Un véhicule doit acquérir une vitesse horizontale suffisante pour continuer à tourner autour de la Terre au lieu de retomber immédiatement vers elle. L’objectif annoncé est de réaliser plusieurs tours à environ 275 kilomètres d’altitude, puis de déclencher une manœuvre de désorbitation avant le retour dans l’atmosphère.

Cette séquence explique pourquoi le vol est présenté comme un jalon majeur de l’exploration spatiale commerciale. Une mission orbitale complète met à l’épreuve des fonctions qui s’enchaînent : propulsion, navigation, maintien de l’orientation, gestion de l’énergie et retour contrôlé. Un succès ne démontrerait pas encore que le système est prêt pour des vols réguliers, mais il fournirait des données inédites sur le comportement du véhicule dans une mission plus longue.

Le vol précédent, IFT-13, avait déjà servi de transition. En juillet, Starship avait transporté une vingtaine de satellites Starlink V3 réels, mais sur une trajectoire suborbitale. Les appareils avaient été libérés, avaient déployé leurs panneaux solaires et communiqué avec la constellation avant de se consumer lors de leur rentrée atmosphérique. Le test avait donc éprouvé le mécanisme de déploiement, sans valider une desserte orbitale durable.

Le 14e vol doit faire franchir une étape supplémentaire au programme. Les satellites ne seront plus simplement des objets d’essai destinés à être perdus après quelques opérations : SpaceX prévoit d’emporter 26 unités opérationnelles. Leur mise en service dépendra toutefois du succès des différentes phases et de leur capacité à rejoindre la constellation dans de bonnes conditions.

Pour replacer l’essai dans la suite du programme, le récit des étapes précédentes est présenté dans cet article consacré au vol 13 de Starship. La comparaison est utile : elle montre le passage d’un déploiement expérimental sur une trajectoire courte à une mission conçue pour boucler plusieurs fois le tour de la Terre.

Pour Claire, la différence entre « monter dans l’espace » et « atteindre l’orbite » devient concrète en observant la durée et les objectifs du vol. Le passage à l’orbite ne se résume pas à aller plus haut : il s’agit de maintenir une trajectoire autour de la planète, puis de préparer une rentrée maîtrisée. C’est ce changement de profil qui donne à IFT-14 sa portée technique.

Le vol orbital visé est donc à la fois un test de propulsion et une démonstration de coordination. Chaque étape réussie réduit une part d’incertitude, mais seule l’ensemble de la séquence permettra d’évaluer le progrès réel du véhicule.

La charge utile prévue donne à ce vol une dimension commerciale concrète. Starship devrait transporter 26 satellites Starlink V3, des appareils opérationnels destinés à rejoindre la constellation de SpaceX. Le projet cherche ainsi à associer le développement d’une fusée réutilisable à un service déjà exploité : l’accès à Internet par satellite.

Pour une entreprise qui déploie régulièrement des satellites, la capacité d’emport d’un véhicule de grande taille pourrait modifier l’organisation des lancements. L’intérêt attendu est de pouvoir transporter davantage de matériel au cours d’une même mission, ou d’acheminer des éléments plus volumineux que ceux adaptés aux lanceurs plus petits. Mais cette promesse dépend d’abord de la fiabilité du système et de sa capacité à placer les charges sur les orbites recherchées.

Le déploiement des 26 appareils sera donc observé avec attention. Il faudra que le compartiment de charge s’ouvre correctement, que les satellites soient libérés sans incident et qu’ils puissent ensuite activer leurs systèmes. Une mise en orbite réussie ne signifierait pas automatiquement que chacun est immédiatement opérationnel : les équipes devraient vérifier leur état, leurs communications et leur intégration à la constellation.

Le vol 13 fournit un point de comparaison instructif. Les satellites précédemment embarqués avaient montré que Starship pouvait en relâcher et que ceux-ci pouvaient commencer certaines opérations. Comme ils suivaient une trajectoire suborbitale, leur présence ne permettait toutefois pas de tester leur utilisation durable en orbite. IFT-14 doit donc faire le lien entre un essai de libération et un déploiement ayant une finalité opérationnelle.

Cette logique explique l’intérêt économique du projet, sans garantir pour autant une rentabilité immédiate. Développer et faire voler un système aussi complexe mobilise des ressources considérables. Si Starship démontre qu’il peut transporter des satellites de façon répétée et fiable, SpaceX pourrait mieux répartir les coûts entre plusieurs missions et augmenter le nombre de charges utiles mises en orbite.

Le programme s’inscrit dans une stratégie plus vaste, détaillée dans cette présentation de la mission Starship de SpaceX. L’enjeu ne concerne pas uniquement les télécommunications : la même capacité d’emport intéresse à terme les missions scientifiques, les infrastructures orbitales et les projets d’exploration spatiale nécessitant du matériel lourd.

Il reste néanmoins important de distinguer un objectif de mission d’un résultat acquis. Tant que les satellites n’ont pas été largués, placés sur leur trajectoire et vérifiés, leur déploiement demeure une étape à accomplir. Pour le public, le nombre de 26 donne une mesure simple de la charge utile, mais le véritable indicateur sera la réussite de la chaîne complète, de l’ouverture de la soute à la prise de contact avec la constellation.

Avec ces satellites, IFT-14 met à l’épreuve une idée centrale de SpaceX : faire du lanceur un outil au service de missions régulières, plutôt qu’un démonstrateur isolé. La valeur du vol se jouera autant dans le fonctionnement de la charge utile que dans la performance du véhicule.

Super Heavy, retour du vaisseau et essais avant le décollage

Starship associe deux éléments : le booster Super Heavy, qui fournit la poussée au départ, et le vaisseau supérieur, souvent appelé Ship, qui poursuit la mission après leur séparation. Cette architecture impose de tester plusieurs véhicules et plusieurs opérations au cours d’un seul lancement. Le booster et le vaisseau ne suivront pas la même trajectoire au retour, et aucun rattrapage du Ship par la tour n’est prévu pour IFT-14.

Après sa séparation, le booster doit amerrir dans le golfe du Mexique. Le vaisseau, lui, doit poursuivre son vol orbital, effectuer sa manœuvre de désorbitation, puis rejoindre le Pacifique, à l’ouest du Chili. Ces amerrissages sont des objectifs de récupération contrôlée, mais ils ne correspondent pas à la récupération du véhicule pour un nouveau vol. SpaceX ne tentera donc pas cette fois de saisir le vaisseau avec les bras métalliques de la tour.

La distinction compte, car la récupération par la tour est souvent associée à l’ambition de rendre le système réutilisable. Cette technique a été mise en avant pour le booster, mais elle ne constitue pas une étape automatique à chaque mission. Avant de chercher à attraper le Ship, l’entreprise doit établir que le véhicule peut revenir de manière prévisible, protéger ses systèmes durant la rentrée et atteindre une zone d’amerrissage définie.

La préparation a comporté une campagne d’essais moteurs achevée fin août. SpaceX a notamment réalisé un allumage statique des six moteurs du Ship 41, puis un essai avec les 33 moteurs du booster Super Heavy. Un essai statique maintient le véhicule sur son pas de tir pendant que les moteurs fonctionnent, ce qui permet de contrôler leur comportement sans effectuer de décollage.

Les équipes ont également simulé une séquence liée à la désorbitation. Cette manœuvre consiste à modifier la trajectoire du vaisseau pour provoquer son retour vers l’atmosphère au bon moment. Elle constitue un point de sûreté essentiel : un véhicule placé sur une orbite doit pouvoir en sortir de façon planifiée, plutôt que de rester dans l’espace sans contrôle jusqu’à une rentrée imprévisible.

Un autre élément de préparation vient de l’examen du Ship 40, resté intact après son amerrissage dans l’océan Indien à l’issue du vol précédent. Les ingénieurs ont pu récupérer des morceaux de son bouclier thermique en mer. L’analyse de ces matériaux peut aider à comprendre comment les protections ont résisté à la chaleur et où des améliorations pourraient être nécessaires avant les prochaines missions.

Ces essais illustrent la méthode progressive employée pour développer une fusée réutilisable. Chaque test vise une question précise : les moteurs délivrent-ils la poussée attendue, la structure supporte-t-elle les contraintes, le bouclier protège-t-il le véhicule et le système sait-il corriger sa trajectoire ? Un résultat encourageant sur un point ne suffit pas à valider les autres, mais l’ensemble des mesures aide à orienter les modifications.

La préparation au sol ne garantit pas le succès en vol, mais elle réduit les inconnues avant le départ. Pour IFT-14, l’enjeu sera de transformer ces essais séparés en une mission cohérente, depuis l’allumage initial jusqu’à l’amerrissage des deux étages.

Autorisation de vol, sécurité et incertitudes autour d’IFT-14

La date du 28 septembre reste une échéance visée, non une promesse ferme. SpaceX indique que son calendrier peut évoluer, et des créneaux de secours sont envisagés les 29 et 30 septembre aux mêmes horaires. Un report peut résulter d’un problème technique, de conditions météo défavorables, de contraintes liées à la zone de lancement ou d’une décision réglementaire.

La licence de la Federal Aviation Administration, la FAA, est particulièrement importante pour cette mission. Selon les informations disponibles, IFT-14 pourrait être la première autorisation de mise en orbite pour un véhicule de cette taille. Le Ship mesure environ 52 mètres à lui seul : une défaillance de la manœuvre de désorbitation pourrait entraîner une rentrée non contrôlée, d’où la nécessité d’évaluer les risques avant le lancement.

SpaceX indique qu’elle n’allumera pas le moteur chargé de la mise en orbite avant d’avoir vérifié que le vaisseau dispose d’une marge suffisante pour réussir sa désorbitation. Si les conditions requises ne sont pas réunies, le plan prévoit de conserver une trajectoire suborbitale. Cette précaution illustre une règle fondamentale des opérations spatiales : les objectifs de performance ne doivent pas prendre le pas sur la maîtrise de la trajectoire et la sécurité des zones survolées.

Pour le spectateur, cette décision peut sembler moins spectaculaire qu’une tentative orbitale à tout prix. Pourtant, un vol de test ne se mesure pas uniquement à l’ambition affichée. Éviter une manœuvre lorsque les marges sont insuffisantes peut fournir une information utile sur les limites du système et permettre aux ingénieurs de corriger un problème avant un essai ultérieur.

Les reports font partie du développement des lanceurs expérimentaux. Une fusée de cette envergure mobilise des équipes au sol, des installations spécialisées et des procédures de sécurité complexes. Une anomalie détectée pendant le compte à rebours peut conduire à suspendre la tentative, même si le véhicule paraît prêt extérieurement. Ce choix protège le matériel, les personnes et les populations concernées par les trajectoires possibles.

Le suivi du calendrier est aussi facilité par les annonces et les reports antérieurs du programme. Les informations relatives à un test Starship reporté par SpaceX rappellent que les dates de lancement restent dépendantes d’une série de vérifications. Pour IFT-14, les créneaux de secours permettent d’anticiper cette éventualité, sans transformer la date initiale en garantie.

Les critères décisifs seront donc autant réglementaires que techniques : autorisation en vigueur, météo acceptable, état des moteurs, disponibilité des installations et capacité à terminer le vol en sécurité. Une mission spatiale réussie ne se résume pas à quitter le pas de tir ; elle doit aussi respecter les procédures prévues pour chaque phase de la trajectoire.

Cette prudence fait partie intégrante du lancement historique annoncé. Si Starship atteint l’orbite, déploie ses satellites et revient vers la zone prévue, l’essai validera une séquence ambitieuse. Si le calendrier est repoussé ou si le profil orbital est ajusté, la priorité restera la collecte de données dans des conditions contrôlées.